chronique "kill'em all !!"

Publié le par philibert

Ce soir, je suis de bien méchante humeur.

 
Pourtant, tout dans cette journée aurait dû me mettre la pêche :
ce matin, ma voisine ayant eu la bonne idée de vouloir dormir plus longtemps que moi, je me suis réveillé au son de mon radio-réveil, et non pas à celui de son vide-ordure qui n'a pas vu passer de graisse sur ses charnières depuis l'élection de François Mitterrand (le 8 mais 1981 pour les plus vieux d'entre-nous). Premier bon point.
Ensuite, à peine arrivé à mon boulot, la douce odeur des arbres en fleur m'assaille. Que le printemps sent bon ! Le temps de prendre le trousseau de clés dans son armoire, me voilà nez-à-nez avec un plateau de madeleines faites maison par une collègue, et abandonnées à mon estomac avide. Avec un café, miam miam. Second bon point.
De même, dans le couloir menant à ma réserve, point de monticules de cartons à déballer. Malgré l'imminence de l'exposition "Psyché au miroir d'Azay" avec sa cohorte de souvenirs et autres merdouilles dérivées, ainsi que de la haute saison touristique, et du week-end de Pâques, rien. Pas d'arrivages. Donc pas de journées plié en deux à pastiller des figurines en plastique made in China, ou étiqueter des quintaux de livres. Troisième bon point.
Plus tard dans la journée, un appel sur mon portable. Serait-ce pour me dire que ma future nouvelle voiture est arrivée avec un mois et demi d'avance ? Que la construction de mon appart débute demain ? Que nenni, c'était la douce voix érotique de ma première assistante commerciale, celle à qui j'ai donné non seulement toutes les signatures qu'elle demandait mais aussi 4000€ d'acompte (et ça ne s'oublie pas), et qui me demandait de sa voix la plus envoûtante comment le chantier avançait. Aïe, que faire ? Dans mon souvenir (mais on a tendance à magnifier certains souvenirs) il n'y avait pas que sa voix qui était érotique, et je me souviens aussi de lui avoir promis de lui offrir un café, en échange d'une visite guidée sur un autre chantier plus avancé... malheureusement pour moi, il semble que la belle ne fasse plus partie de l'entreprise. Qu'à cela ne tienne, après avoir difficilement raccroché je me jurai de la rappeler demain pour causer un peu plus -parce que sur mon lieu de travail, en plein milieu d'un coup de feu, mon boss peut-être à proximité, des clients qui attendent à la caisse, normalement je ne décroche même pas- et l'inviter à le boire, ce café... où elle veut, quand elle veut. Donc, quatrième bon point, et pas des moindres.
L'après-midi fut enchanteur, pas trop de monde, pas trop de travail, les oiseaux qui chantaient dehors, le soleil éclairait le château, le parant d'un somptueux halo doré, une douce brise amenait à mes narines les langoureuses senteurs de ce mois d'avril festif, les filles sont belles, que la vie est douce en Touraine...

Sortant de mon travail à 17 heures, je décidai de faire le plein de mon véhicule. Et là, première grosse boule : tout à mon bonheur somme-toute illusoire, je ne me rends pas compte que je remplissais le réservoir -diesel- avec du SP95... retour instantané à la dure réalité,  je gare presto mon destrier écarlate, je fonce illico chez le garagiste le plus proche, qui me conseille de noyer l'essence dans le gasoil. Et tant pis pour les pistons, ça ne fera pas de bien au moteur mais il survivra. Sitôt dit sitôt fait, je finis de remplir le réservoir (1/4 SP, 3/4 gasoil, bonjour le cocktail) et rentre chez moi. C'est sur, elle a pas mal cahoté, le moteur n'aime pas le traitement. Mais que diable, si elle peut tenir encore deux mois, après, l'état du moteur, je m'en fous un peu.
Et puis ce soir, poussé par je ne sais quelle envie subite de lever mon Q de sur mon canapé, et de me purifier l'estomac après le visionnage de la première partie de "Supersize me" sur Arte (de quoi vous dégouter à vie du macdo) je décidai d'aller à la dernière séance de "Ponyo sur la colline", le dernier Miyazaki sorti hier. Arrivé au cinéma à l'heure pour une fois, seconde énooooooorme boule : les lecteurs CB sont tous en panne. Et, bien évidemment, dans ces contrées péquenaudes, quand tu n'as pas le portefeuille rempli de billets, tu peux aller te rhabiller. Pas un distributeur à 25 minutes à la ronde. Alors un premier essai, 5 minutes à rallumer la caisse, un deuxième essai, encore 5 minutes, un troisième essai, j'ai remballé ma carte bleue et ai fait demi-tour, la rage au ventre de frustration à peine contenue. Le temps d'une petite virée en ville histoire de passer au distributeur (la météo parle d'un vendredi pluvieux, je peux donc envisager de recommencer demain), je rentre chez moi et poste sur le site de CGR une lettre insultante à l'attention de ses dirigeants qui s'en foutent complètement de toute façon. Mais ça soulage.

 

Publié dans chroniques d'ici bas

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michael conan 14/04/2009 23:01

Vas VOIR mon blog une vidéo de moi
explique ma démarche humaine
peut tu demander a tous de la regarder afin de comprendre

Mon blog
http://michaelconan.over-blog.com/


Stp peux tu me faire un dessin sa m’aide a me sentir soutenu
Et me battre dans mon quotidien

Merci

Prosper 13/04/2009 12:37

C'est déjà bien qu'ils acceptent les euros dans cette contré reculée ! Il me semblait que c'étaient les écus (et les sous) qui avaient encore cours là bas...

philibert 11/04/2009 12:58

comme quoi, pousser sa gueulante de temps en temps, ça paye... ce matin en allumant c'te diablerie de 'ternet, j'ai eu la surprise d'avoir une réponse directe du directeur du CGR, qui non seulement s'excuse mais aussi m'explique avec force détails le pourquoi du comment de la chose : pas de DAB (distributeur de billets) parce que 1° ils ont essayé au début mais ça n'a pas eu de succès (j'en déduis que les bouseux du coin, même jeunes, ont EFFECTIVEMENT les poches pleines de biftons), et, le centre commercial attenant ouvrant dans un mois, on trouvera deux DAB flambant neufs; et 2° ils réfléchissent depuis déjà quelques temps à mettre des séances en VOST en soirée, et ce sera effectif dans l'année qu'il dit.
Et, pour prouver sa bonne foi, de m'envoyer deux entrées gratuites.
Bon évidemment je ne vais pas lui rouler une pelle, mais je l'en remercie.

Avec tout ça, Mlle Sonia BENJOMAA, la commerciale sexy de Nexity, ne m'a pas rappelé, malgré mon message d'hier.
Oui, je l'ai fait, je lui ai laissé un message sur son portable.
Je suis un sex-symbol, ya pas de doute.

Eric K. 10/04/2009 14:27

"Bavue" étant le terme bouseux pour "bévue", bien sûr !...


ahem !...

Eric K. 10/04/2009 14:25

En fait dans ton malheur, tu as permis d'éviter une terrible bavue, car en fait au cinématographe tu Père Fernand, c'est "Parigot pendu sur la colline" qui était projeté ce soir-là !