faites le vide...

Publié le par philibert



les vacances de la Toussaint font rage, il y a du monde, ça remue, mouais... mais c'est pas non plus les soldes au Galeries Lafayettes.
Mais il y a comme un malaise qui flotte dans l'air, un peu comme un virus... hier, à la défaveur d'un petit problème au travail, je me suis retrouvé confronté à un cruel dilemme : comment faire cohabiter connerie administrative et efficacité au travail ? Je crois que les gens de France Télécom dont on parle depuis quelques temps ont eu avant moi le même soucis, sauf que l'idée de me faire péter le caisson ne s'est pas imposée dans mon esprit.
Bref, je replace brièvement le contexte : la caissière, qui est aussi mandataire, va déposer une forte somme d'argent à l'extérieur, c'est son boulot. Je supplée à la caisse en son absence, c'est mon boulot. Me voilà pour un petit quart d'heure au "droit d'entrée" ET à la boutique C'est pas simple, mais gérable. A ce moment là, bien entendu, la horde sauvage débarque. Rien d'apocalyptique, mais la file d'attente s'allonge, un livreur s'ajoute à la mêlée, et comme je ne suis pas à ma place une collègue de la surveillance se propose de me remplacer, pour que je puisse prendre la seconde caisse, histoire de faire avancer les choses, on est un service public, enfin quoi, merde. Bien entendu encore à ce moment-là le boss passe, observe, note, s'en va, et, curieusement, dans l'après-midi ma collègue caissière ET l'agent de surveillance sont convoquées fissa. Quant à moi je n'ai droit qu'à un coup de téléphone laconique, du genre "-vous êtes combien à la librairie aujourd'hui ? -juste moi -OK". Comme s'il ne connaissait pas le planning.
Résultat des courses, je m'attends à être convoqué à mon tour un de ces jours, le chef de pôle le sera aussi bien qu'il soit en vacances, et une note interne à paraître interdit formellement au agents de surveillance d'aider les caissières en cas de sous-effectif. Sauf si on appelle l'administrateur pour avoir son accord. Ce qui s'ajoute à la note interne intimant l'ordre d'appeler l'administrateur pour accord avant les pompiers en cas de malaise d'un visiteur.
Ah oui, j'ai oublié de vous dire : notre but est de faire en sorte, quelqu'en soit le moyen, que le temps d'attente aux caisses soit aussi court que possible. Question d'efficacité, on est un service public, enfin quoi, merde.


Bravo m'sieu l'administrateur, en quelques mois vous avez réussi le tour de force de me décourager pour un bon bout de temps. Même à Saint-Cloud pendant la période la plus noire je n'avais pas atteint un tel niveau de démotivation.

Publié dans la vie de château

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Eric K. 01/11/2009 03:11


Ah oui quand même ! Du coup, je comprends mieux ton avis de lancer Battlefield Bad Company ce soir...