ALLELOUYA !!!!!!!!

Publié le par philibert

IL ETAIT TEMPS !!

Avant-hier, alors que je garai mon immaculé véhicule sur le parking sablonneux d'un certain château tourangeau où j'ai mes habitudes professionnelles, je fus alpagué par un collègue jocondien comme moi qui, las de me parler sur le ton servile qui convient à des rapports amicaux entre (irr-)responsable de boutique et simple technicien spécialisé en électricité, v'là pas qu'il m'annonce tout-de-go que la veille, sans crier gare ou aéroport ou quoi que ce soit (j'écoute Desproges en tapant ce texte, alors ça déborde quelque peu), une armada de gros véhicules jaunes s'est attaquée aux maisons vides -sauf une, mais comme c'est un squatt on s'en fout- qui polluent le site sur lequel sera bâti mon futur appartement de dans un an.

Petit rappel : avant, ça ressemblait à ça, et je dois dire que ce n'était pas beau :

Hier matin, avant la classe, je me suis muni de mon plus bel appareil photo, et suis allé -je me suis précipité, plutôt- sur les lieux.

Et là, bonheur !


sur les cinq maisons vouées à une destruction tant attendue, déjà deux par terre, la troisième en cours de grignotage, la dernière béante sur des huisseries arrachées, façon apocalypse locale.

Et, pendant un bon quart d'heure, sous mes yeux débordants de bonheur à la vue de ce spectacle de dévastation à large spectre, une énorme pelleteuse fit un sort à une vieille baraque :


pendant que d'autres machines du même jaune aplanissaient le terrain, et que des gens habillés comme des spationautes triaient les déchets.

J'y suis retourné hier soir, pour m'extasier encore et toujours sur cette première concrétisation d'un chantier que je me désespérais de voir commencer enfin. La troisième maison était totalement par terre, la quatrième salement amputée. Vue l'heure tardive, je me suis même payé le luxe pervers d'entrer sur le chantier (les maisons étaient par terre, mais pas les entrées, c'est marrant à voir) que j'ai arpenté d'un bout à l'autre, dégueulassant du même coup mes chaussures en cuir dans la gadoue profonde de ce jour de pluie, mais je m'en foutais, ce jour plus que les autres j'appréciais les ruines -et quiconque me connaît sait combien j'apprécie les ruines en général.

D'ailleurs, comme aujourd'hui je ne bosse pas et qu'il ne pleut pas non plus, je crois que je vais aller profiter encore un peu du spectacle. Et toc. Je crois que j'ai raté ma vraie vocation : démolisseur.

Commenter cet article