indicible horreur !!

Publié le par philibert

Je me disais bien que mon bonheur présent ne pouvait pas durer... ça faisait trois jours que je n'entendais plus les raclements quotidiens de ses chaises de jardin métalliques sur le lino soixante-huitard élimé, ou les claquement apocalyptiques de la porte-fenêtre en vieux pin des Landes et vitre mono-vitrage scellé au mastic craquelé.
Elle n'était pas là, et j'ai pu enfin dormir, DORMIR !!!! De tout mon soûl.

Eh bien non, "le bonheur n'est qu'illusion" comme disait le Sage sur le mont Wu-Tang, ce soir ma voisine d'au-dessus est revenue.

Et il y a pire.
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j'ai vu un truc qui dépassait des barreaux du balcon, qui me regardait droit dans les yeux sans sourciller.
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Elle a récupéré...
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un chat.
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PUTAIN JE DETESTE LES CHATS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!




Les dernières années de ma vie parisienne avaient pris la forme d'un véritable cauchemar félin, avec une voisine de palier sourde comme un pot et dont le connard griffu avait l'habitude de miauler à la mort dès cinq heures du matin, les pattes dans le bac de l'évier, juste à côté du mur mitoyen à ma chambre, pour saluer le matin naissant. Quiconque n'a pas été réveillé en sursaut par les miaulements déchirants d'un chat de gouttière saluant le Dieu Râ à 80 décibels ne peut pas comprendre la haine qui m'anime soudain quand on vient à parler de ces inutilités fondamentales. Une seule personne SAIT de quoi je parle ici, et qui se reconnaîtra aisément quand je dirai le mot "gastro".
Je m'explique : il y a de ça 8 ans j'ai gardé quelques jours le chat d'une collègue de boulot pour lui rendre service. Ayant fait l'erreur de lui faire goûter le bout d'une petite cuillère de yaourt au chocolat, j'ai retrouvé le lendemain matin mon appart constellé des défécations gastro-enthéritiques de ce pauvre animal qui n'avait apparemment pas du tout digéré son dessert. La caisse débordait littéralement de merde liquide et, ce chat ayant un long pelage gris-bleu, tout son arrière-train, ainsi que les quatre pattes. Et la table de mon petit déjeuner que j'ai bizarrement zappé ce matin-là, et mon canapé, et un fauteuil en tapisserie, et la moquette, et aussi le bas de quelques murs, et ma mezzanine peinte en blanc, et mon oreiller, et mes cheveux, l'animal heureusement pas rancunier étant gentiment venu me réveiller à grands coups de ron-rons calins. Passé un moment de pure rage meurtrière dirigé contre cette pauvre bête et aussi pas mal contre ma propre connerie, j'ai passé une bonne heure -je précise, je devais aller bosser- à nettoyer ce que je pouvais, isoler le chat dans la salle de bain pour la journée, et j'ai également cramé mon heure de déjeuner à courir les pharmacies pour trouver un médicament pour le guérir -une gastro chez un chat c'est généralement mortel- et appeler divers amis (qui en rient encore) pour savoir quoi faire. Et c'est ainsi que le soir, grand moment dans ma vie, je me suis retrouvé à quatre pattes dans ma propre salle de bain à torcher le cul de ce chat avec un gant de toilette, l'ami Eric (des Serial Hamsters, hein, voir le lien ci-contre) qui lui tenait tant bien que mal les pattes avant pour éviter qu'il ne me lacère la gueule de ses griffes acérées. C'est ce jour que j'ai décidé que jamais un représentant de la famille des Félidés ne passerait vivant la porte de ma demeure. Par contre, mort...
bref le petit chat n'est pas mort dans d'atroces souffrances (et Dieu sait que j'ai voulu sa mort ce matin-là, ainsi qu'à la totalité des chats vivants sur cette planète) et ne m'en tient pas non plus rigueur, même après toutes ces années, et cette aventure s'est bien terminée dans un des meilleurs restos chinois de Paris, j'ai nommé "vou z'avez choizi ?" l'Hippochine, dans le XXème arrdt, le seul asiatique où non seulement la musique d'ambiance est atroce -j'en ai un CD chez moi, que je n'écoute JAMAIS- mais où vous pouvez vous fracasser le crâne contre le museau d'un cheval fou si vous vous levez de table sans regarder au-dessus de votre tête. En plus c'est bon, c'est pas cher et le soir il y a toujours de la place.


Pouf pouf.


Avec ça, je peux aussi citer les huit années d'indicible calvaire estival, quand je devais à mon corps défendant garder pendant leurs vacances en Corse le Sacré de Birmanie de mes parents, espèce de Godzilla miniature aux longs poils volatiles, avec qui je devais littéralement me battre les premiers jours pour affirmer ma domination chez moi (et circuler un casque de chantier sur le tête pour éviter ses coups de griffe quand elle se plantait en embuscade sur ma mezzanine), sauf aux moments où, la faim se faisant sentir, elle abandonnait sa vindicte pour venir réclamer à grands coups de ronronnements feints sa ration de Shéba DeLuxe quotidienne, car rien n'était trop bon pour son petit estomac délicat de Sacré de Birmanie qui n'a jamais vu un vrai Birman affamé de sa vie.



Je préviens, la première ou le premier qui me dit qu'un chat c'est comme un enfant je lui fous mon poing dans la gueule. Et je sucre son message.

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Jérôme K 03/04/2009 01:00

MDR
:-)
Dire qu'à ton anniversaire, on a tenté de te faire croire qu'on t'offrait un chat (c'était une télé, en fait.. c'est moins calin...)
Au fait, t'as le bonjour de Tigrou !...

;-)