weekend de dur labeur

Publié le par philibert

Dimanche matin, après avoir passé une assez mauvaise nuit peuplée de bourrasques de vent et de paquets de pluie s'acharnant sans relâche contre me fenêtre, je me suis réveillé avec la désagréable sensation d'avoir une vie de merde. Pourtant, la veille, sur proposition d'une stagiaire du château que je dragouillais mollement sans trop y penser, je m'en fus visiter avec elle les splendeurs architecturales de Saumur, à 80 kilomètres de mon domicile.

Le temps n'y était pas vraiment, mais que diable, je m'en foutais. Saumur, à part son château, ses chevaux vivants  et ses casernes, c'est une carte postale tout droit sortie d'un livre d'Alexandre Vialatte, et, comme disait Desproges, on s'y emmerde comme dans un chef-lieu de canton. Mais Emeline (c'est le prénom de ma guide de circonstance, donc) n'avait pas menti, c'est architecturalement très joli.

Et, m'en retournant vers mes pénates avant que la nuit ne tombe sur le théâtre, je m'en fus par monts et par vaux (alors que le pays Loire c'est désespérément plat), passant dans de petits villages en pierre de taille, m'arrêtant ça et là pour admirer des vieilles pierres, le genre pas dégueu

parce que de la culture y'en a aussi chez les bouseux.

 

Et donc, le lendemain, avec mon moral dans le champs de poireaux, j'ai décidé de relever la tête et me suis jeté à corps perdu dans les arts créatifs, et au final ça donne ça :

les quelques personnes qui vinrent à ma pendaison de crémaillère se souviendront sûrement d'un mur atrocement blanc, moche, comme une salle d'attente dans une maison de retraite, eh bien réjouissez-vous, maintenant ce même mur s'orne d'une étrange couleur que moi-même ne saurais décrire, car résultat improbable d'un mélange de blanc, abricot et noir. Mais, au final, ça en jette. Je peux être fier de moi, même si bien sur ça ne changeait pas grand-chose à mon moral. Enfin si, un peu, je m'étais occupé les mains, l'esprit et j'avais enfin fini de refaire le salon. Un an et demi pour en arriver là.

 

 

 

 

 

Il en est parmi vous qui se posent encore cette question : "mais pourquoi se casse-t-il le fondement à refaire son appart alors qu'il va le quitter dans un an à peu près ?"

Excellente question, la réponse est que même si je suis obsédé par mon futur appart, pour cette année encore je dois vivre ici, et ensuite que puisque j'ai commencé autant finir, et rendre l'année prochaine un F2 en meilleur état qu'il était quand j'y suis rentré. Comme ça, aucun risque de voir partir la caution, on ne sait jamais, p'têt que les tourangeaux sont comme les auvergnats ?! Alors autant ne prendre aucun risque.

 

A noter, pour la première fois depuis longtemps il y a une femme nue dans mon appart. Le problème est qu'elle est accrochée au mur, et sous verre. Alors que souvent la poitrine de Christel n'est séparée de mes mains avides que par quelques centimètres d'air et l'épaisseur de quelques vêtements. Et, j'oubliais, un gouffre d'indifférence hautaine de la largeur de Valles Marineris.

 

Je sais, j'me fais du mal.

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philibert 02/02/2009 19:34

c'est normal, il est à côté de l'ordinateur.

Aurélie 02/02/2009 13:36

Je ne comprend pas, sur la photo du canapé je ne voit pas le coussin bleu chat offert lors de la crémaillère...

philibert 24/01/2009 18:54

...et sa jeunesse, scotchée au bar à côté du collège, attifée comme à la StarAc... mais heureux de voir que des gens aiment ce genre d'ambiance glauque !!

virginie 24/01/2009 18:28

C'est sympa Saumur. J'adore son patrimoine. Lorsque je suis au Château, je m'imagine toujours l'arrivée des Vikings. Elle a une histoire. et la culture des châteaux de la Loire ! C'est un régal des yeux... et les habitants sont si sympathiques et ont beaucoup d'humour.."

philibert 23/01/2009 17:26

ben si, le 'ternet c'est une invention du Diab' !!