Dimanche 8 novembre 2009

voilà p'têt l'info qui manquait au décor. Mon futur appart est dans le bâtiment 1, le plus au Sud. La rue "neuve" qui le borde n'existe pas encore, pour le moment, à la place, c'est une antenne du Secours Catholique.
L'ouverture que j'ai photographiée hier est bel et bien l'allée menant à l'entrée de l'immeuble. C'est fou comme les panneaux publicitaires, avec de jolis arbres et des figurants -que des Blancs, jeunes, souriants, en couples et habillés façon Lacoste Sport avec le pull sur les épaules- peuvent modifier la perception objective des choses.

Ce matin dimanche j'ai été réveillé en sursaut par -devinez qui ?- à 6h40 du matin et un bruit de chasse d'eau. Il lui arrive d'aller se recoucher après ça, mais ce matin non, elle a embrayé sur une vaisselle d'envergure et une série d'aller-retours de sa chambre à sa cuisine.
Bref, ma journée est d'ores et déjà gâchée. J'ai mal à la tête.
Par philibert - Publié dans : la grange du Père Mathieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 7 novembre 2009
Cette fois, n'ayant rien de plus intéressant à raconter que les perpétuelles imbécilités liées au boulot ou les coups de masse de ma voisine sur les murs de son appartement, je n'ai pour vous régaler que des photos de l'avancée des travaux, et encore elles datent de presque une semaine.
Ci fait :
Evidemment, c'est pas franchement parlant. On voit au centre ce que je pense être l'allée menant à l'entrée de l'immeuble et sur la droite le second batiment.

 

De plus près, plongée en direct sur les parkings en sous-sol. Faudra pas avoir de monospace, tout ça m'a l'air un peu bas de plafond, y'a qu'à voir comment le type en bas à gauche se penche.

Et là, on est au coeur du sujet. La seule pièce de mon immeuble que l'on peut voir actuellement est le local à vélo ! Avant qu'ils ne coulent les premiers pans de la façade sur la rue, je pouvais voir le socle de la machinerie de l'ascenseur. Qui doit servir de piscine, vu ce qu'il flotte depuis quelques jours.


Juste pour me faire enrager, un collègue (toujours le même) de boulot que le sujet intéresse aussi m'a juste fait remarquer que certains pans de murs déjà coulés montraient quelques faiblesses, dûes à un mélange de qualité médiocre. Mais il ne dit ça que pour me faire enrager, c'est certain ! Quel taquin, ce G... !


Sinon, profitant de l'absence totale de pluie prévue au programme mais au contraire d'un soleil radieux sur la Touraine, aujourd'hui j'ai visité coup sur coup une abbaye, la maison natale de François Rabelais et le château de Chinon, mais ça ne vous intéresse pas. De toute façon, j'avais oublié mon appareil-photo chez moi.
Par philibert - Publié dans : la grange du Père Mathieu
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 30 octobre 2009


les vacances de la Toussaint font rage, il y a du monde, ça remue, mouais... mais c'est pas non plus les soldes au Galeries Lafayettes.
Mais il y a comme un malaise qui flotte dans l'air, un peu comme un virus... hier, à la défaveur d'un petit problème au travail, je me suis retrouvé confronté à un cruel dilemme : comment faire cohabiter connerie administrative et efficacité au travail ? Je crois que les gens de France Télécom dont on parle depuis quelques temps ont eu avant moi le même soucis, sauf que l'idée de me faire péter le caisson ne s'est pas imposée dans mon esprit.
Bref, je replace brièvement le contexte : la caissière, qui est aussi mandataire, va déposer une forte somme d'argent à l'extérieur, c'est son boulot. Je supplée à la caisse en son absence, c'est mon boulot. Me voilà pour un petit quart d'heure au "droit d'entrée" ET à la boutique C'est pas simple, mais gérable. A ce moment là, bien entendu, la horde sauvage débarque. Rien d'apocalyptique, mais la file d'attente s'allonge, un livreur s'ajoute à la mêlée, et comme je ne suis pas à ma place une collègue de la surveillance se propose de me remplacer, pour que je puisse prendre la seconde caisse, histoire de faire avancer les choses, on est un service public, enfin quoi, merde. Bien entendu encore à ce moment-là le boss passe, observe, note, s'en va, et, curieusement, dans l'après-midi ma collègue caissière ET l'agent de surveillance sont convoquées fissa. Quant à moi je n'ai droit qu'à un coup de téléphone laconique, du genre "-vous êtes combien à la librairie aujourd'hui ? -juste moi -OK". Comme s'il ne connaissait pas le planning.
Résultat des courses, je m'attends à être convoqué à mon tour un de ces jours, le chef de pôle le sera aussi bien qu'il soit en vacances, et une note interne à paraître interdit formellement au agents de surveillance d'aider les caissières en cas de sous-effectif. Sauf si on appelle l'administrateur pour avoir son accord. Ce qui s'ajoute à la note interne intimant l'ordre d'appeler l'administrateur pour accord avant les pompiers en cas de malaise d'un visiteur.
Ah oui, j'ai oublié de vous dire : notre but est de faire en sorte, quelqu'en soit le moyen, que le temps d'attente aux caisses soit aussi court que possible. Question d'efficacité, on est un service public, enfin quoi, merde.


Bravo m'sieu l'administrateur, en quelques mois vous avez réussi le tour de force de me décourager pour un bon bout de temps. Même à Saint-Cloud pendant la période la plus noire je n'avais pas atteint un tel niveau de démotivation.
Par philibert - Publié dans : la vie de château
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 11 octobre 2009

j'y suis repassé ce matin, ma baguette sous le bras, en transit entre la boulangerie et le marché dominical. Sur la droite, en jaune, on coule les murs de séparation des parkings. Droit devant, les premières fondations de mon immeuble. Ca fait un peu plaques de verglas, vous trouvez pas ?

et donc les fondations du second immeuble. Là la photo ne le montre pas bien, mais de visu je me suis dit que vu l'espace du couloir central, vaut mieux ne pas avoir de grandes voitures. Parce que la manoeuvre pour se garer va être mince.
Par philibert - Publié dans : la grange du Père Mathieu
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 10 octobre 2009

pour mon fan hystérique, voici donc une photo de la cérémonie de pose de la première pierre de mon futur immeuble. A ma gauche, allure à la Bertrand Delanoé, tête d'oncle bienveillant et costume en velour côtelé marron, je vous présente monsieur le maire de Joué-lès-Tours, Philippe Le Breton. Mais ne vous y trompez pas, c'est un authentique requin de la finance parisienne... à ma droite, gueule de commercial et costard quelconque, le directeur Général de Nexity pour la zone Ouest, mais on s'en fout.
Les pinailleurs noteront le feutre rouge dans la main du maire. C'est que la feuille qu'il tient dans la main, qu'il lit et qu'il est sur le point de rouler dans le cylindre de cuivre qu'on ne voit pas à l'image, lui-même bientôt moulé à la louche (pardon, à la truelle) dans le ciment dans la première pierre (reprenez votre respiration) contient une inexactitude de taille qu'il a tenu à rectifier lui-même et avec force commentaires rageurs : il n'est plus premier vice-président du Conseil Général, il a depuis peu démissionné de ce poste avec fracas.
Mais on s'en fout.

A cette date, c'est donc le 1er octobre, au niveau construction on en était là :

des murs et des fondations en vrac, ils ont effectivement commencé par le second bâtiment, rien que pour m'embêter je suis sûr. Me demandez pas à quoi tout ça correspond, même avec les plans je ne vois pas. Tout ce que je peux dire avec certitude, c'est que c'est le parking. Et forcément comme cette photo date d'il y a dix jours il doit maintenant y avoir plus de murs.
Enfin bon, novembre 2010 c'est loin.


Sinon, des nouvelles du boulot.

Lundi dernier, alors que je débarquai la gueule dans le Q (comme tous les matins) dans ma boutique favorite, v'là pô qu'ma chef m'annonce la venue pour vendredi (hier donc) de notre toute toute nouvellement promue directrice du nouveau service du développement pognon à outrance (là mon bon ami Yves, qui je le sais me lis avec régularité et que je salue ici, pourra nous donner le vrai nom de ce département), accompagnée comme il se doit de notre omni-Président(e) du CMN. Et de rajouter, l'air déjà affolé, que notre responsable commerciale veut que pour cette visite d'Etat la boutique soit nickel-chrome et si possible dans le même état que pour l'inauguration de l'expo Psyché, et si possible avec des fleurs partout tant qu'on y est, non ?
Chose rigoureusement irréalisable, puisque cette p... d'expo s'est terminée il y a un mois de ça, qu'on a vendu des trucs et qu'on va pas en recommander pour l'occasion, et qu'on a changé plein de trucs de place depuis, et merde on est pas au musée du Louvre non plus.
Bref, le niveau de stress remonte dans le rouge vermillon écarlate, et on se met au boulot pour faire plaisir à toute la maisonnée, on fait les poussières à fond, on change toutes les étiquettes pour que ça fasse bien et beau, on ressort du formol les statuettes à 250€ pièce que j'avais rangées parce qu'elles prenaient la poussière sur leur étagère dans l'indifférence générale, bref on se plie aux désirs de la responsable commerciale qui n'aime pas recevoir après coup des commentaires désagréables de sa hiérarchie et qui flippe dès qu'un ponte visite une boutique dont elle s'occupe.
Pour résumer, pendant 3 jours on trime comme des galériens.
Vendredi matin 9h55, l'administrateur est sur le pont, costard-cravate et air servile pour recevoir la président(e) et son aréopage. Et nous de finir de changer des trucs de place, tout doit resplendir dans le soleil du matin. Ma chef, dont c'est pourtant le jour de repos, est là dès l'ouverture, l'air fatigué de quelqu'un qui visiblement n'a pas beaucoup dormi la nuit dernière -malgré ses 30 ans de maison elle panique encore plus et plus vite que moi, c'est dire !
10h, 10h30, 11h, 11h30, rien. Ces gens sont dans le château, à visiter les combles que nous devrions ouvrir au public (après mise en sécurité) pour développer les recettes du monument.
A l'heure du déjeuner, toujours rien. Le château ferme, personne n'est venu. En fait, ils sont passés direct du cocktail au restaurant.
14h, second round, tout le monde est fin paré à recevoir tout ce petit monde. Des nouvelles arrivent au compte-goutte, ils sont dans une salle à discutailler avec la municipalité de sujets divers comme signalétique urbaine, restauration, son-et-lumière, ce genre de trucs. L'aide de camp de la président(e) passe deux fois, ça y est il démine le terrain pour laisser passage à l'infanterie, mais non, il cherche une théière avec des fleurs, qu'il ira acheter dans une boutique plus loin dans la rue piétonne. Je papote un brin avec lui, la nouvelle responsable du Département, qui doit nous être présentée, vient de la grande distribution (groupe Carrefour). Ce qui au passage confirme mes craintes personnelles quant au virage 100% mercantile du CMN.
Et l'heure tourne. 15h, 15h30, 16h, rien. 16h30, 17h, on les voit discuter dehors. Tout le monde au garde-à-vous.
17H07, le vice dans les bras du crime (ah non, erreur de citation !) La président(e) et l'administrateur rentrent dans la boutique, s'arrêtent pour discuter à côté d'un superbe table débordant de vaisselle rutilante, qu'on s'est fait chier à rendre plus que belle.
17h08, ils ressortent côté parking, et hop cortège de voitures.
17h09, une personne achète deux assiettes en plastique et un crayon à papier, exhibe sa carte du personnel CMN, paye, dit merci et s'en va. Pas le temps de lire son nom, mais j'en déduis à son allure générale, et à son attitude aussi, qu'elle est notre nouvelle responsable de Département.
17h10, tout est fini. elle ne s'est même pas présentée à nous. Pire, personne n'a fait attention à nous.

Passées 10 secondes à se demander si on était toutes et tous bien réveillés, l'orage explose avec fracas.

Je n'ai pas la possibilité ici de vous remettre les paroles échangées, mais imaginez que toute phrase a été ponctuée de "merde", de "putain", de "font chier", et autres épithètes constructifs. Parce qu'il n'y avait pas d'autre façon de voir les choses : depuis lundi dernier et ce coup de fil catastrophiste de la responsable commerciale que je voue aux Gémonies au passage -et encore je suis extrêmement poli, vaut mieux pas qu'elle appelle la semaine prochaine parce qu'on est plusieurs à vouloir l'absoudre avec des battes de base-ball-

ON S'EST CASSES LE CUL COMME DES CONS TOUTE LA SEMAINE POUR RIEN

 

On aurait laissé la boutique telle quelle toute la semaine et que je serais venu pas rasé et dans les mêmes fringues que la veille ça n'aurait pas fait la moindre différence au final. Et ma chef aurait pu être tranquille, et rester chez elle au lieu de subir de plein fouet cette humiliation, parce que ça n'a pas d'autre nom.

Comme dit mon père, on se l'est faite mettre profond, et sans vaseline.

Du coup, et je compte bien remettre ça lundi en la revoyant au boulot, mardi je la forcerai à rester chez elle pour rattraper cette journée inutile.

En tout cas, merci le CMN. Ca fait plaisir de voir comment la hiérarchie en est venue à nous considérer .

Par philibert - Publié dans : la vie de château
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

comme le temps passe vite !

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés